Traditionnellement, la jurisprudence estimait que les frais exposés par le syndicat des copropriétaires pour le recouvrement des charges de copropriété constituaient des charges générales et devaient donc être supportés par l'ensemble des copropriétaires en proportion de leurs tantièmes de copropriété.
En d’autres termes, lorsqu’un seul copropriétaire ne payait pas ses charges, c’était l’ensemble de la copropriété qui supportait les frais (honoraires particuliers du syndic, frais d'huissier, honoraires d'avocat, etc.) engendrés par la procédure en recouvrement.
Pour contourner le problème, les praticiens ont pensé à insérer dans les règlements de copropriété ou les contrats de syndic une clause précisant que ces frais de recouvrement seraient supportés de plein droit par le seul copropriétaire défaillant.
Mais la jurisprudence a réservé un accueil défavorable à ces clauses et l'article 32, alinéa 3, de la loi du 9 juillet 1991 est venu constituer un nouvel obstacle à leur validité en disposant que: "Sauf s'ils concernent un acte dont l'accomplissement est prescrit par la loi, les frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent à la charge du créancier. Toute stipulation contraire est réputée non écrite".
On pensait que l’introduction par le législateur de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965 résultant de la loi SRU du 13 décembre 2000 aurait pour effet de tarir le contentieux : il n’en est rien.
Cet article énonce que, par dérogation aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 10, les frais nécessaires (1) exposés par le syndicat (2), à compter de la mise en demeure, pour le recouvrement d'une créance justifiée (3) à l'encontre d'un copropriétaire, sont imputables à ce seul copropriétaire.
Une réponse ministérielle est venue préciser que, même si ces trois conditions sont réunies, les frais doivent s'entendre strictement de ceux rendus obligatoires pour la mise en oeuvre de la procédure de recouvrement de la créance du syndicat (Rép. Morel-A-L'huissier n° 19053 : JOAN 6 janv. 2004, p. 105).
La Cour de Cassation ne s’est pas encore prononcée sur l’application de ce nouveau texte.
Poursuivant sa jurisprudence restrictive antérieure, la 23ème Chambre B de la Cour d’appel de Paris, d'où émane actuellement la quasi-totalité de la jurisprudence publiée sur le nouveau texte, fait quant à elle une distinction essentielle entre :
- les frais qu’elle estime relever de la « gestion courante », qui doivent être exclus du champ d'application de l'article 10-1 de la loi ;
- et les frais qui, selon elle, entrent dans la catégorie « hors gestion courante », susceptibles d’être récupérés par le syndicat judiciairement auprès du copropriétaire débiteur en application de l'article 10-1.
Reste à définir ce qui relève de la gestion courante du recouvrement de charges et ce qui n’en relève pas.
A lire les arrêts récents de la Cour de PARIS (mars 2005), ressortiraient de la « gestion courante » du syndic, les lettres de relance, photocopies et transmission du dossier aux auxiliaires de justice en vue d’un recouvrement forcé. En revanche les honoraires d’avocats et mesures conservatoires, à compter de la mise en demeure, entreraient a priori dans la catégorie des frais « hors gestion courante ».
Par cette distinction le juge devient un véritable contrôleur de l’opportunité des diligences du syndic appréciant souverainement, au cas par cas, si les frais correspondants doivent être supportés par le seul copropriétaire défaillant ou l’ensemble des copropriétaires.
« que ce syndic ne facture au syndicat des copropriétaires aucun frais inutile ou frustratoire ; que chacun des postes de dépenses était bien nécessaire pour assurer la bonne fin du recouvrement d'une créance ancienne et importante, que ses prédécesseurs n'avaient pas su mener à bien ;
Qu'il convient dons de valider les états de frais du syndic postérieurs à la mise en demeure dans leur intégralité » (extrait arrêt du 17 mars 2005)
Indépendamment du flou qui entoure donc la notion de frais nécessaires, l’efficacité de l’article 10-1 nous paraît à ce jour d’autant plus limitée que lorsque le copropriétaire défaillant refuse de payer spontanément les frais de recouvrement qui lui sont imputés, le syndicat des copropriétaires sera contraint de saisir le juge pour l’y faire condamner.
Cette nouvelle procédure générant alors de nouveaux frais, le contentieux risque de s’avérer sans fin…
D’autant que, précision qui a son importance, l'alinéa 3 de l'article 10-1 permet au juge d'exclure l'application de ce texte en considération de l'équité ou de la situation économique des parties au litige.
En d’autres termes, malgré la rédaction de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965, la condamnation du copropriétaire défaillant aux remboursement des frais nécessaires au recouvrement des charges impayées, est analysée comme une simple faculté pour le juge qui, en équité et non en droit, peut finalement décider de laisser ces frais tout simplement à la charge de l’ensemble des copropriétaires…
(publié le 20/10/05 par Elisette ALVES, Avocat à la Cour)
Commentaires
Suivi de dossier :
E mail, récemment envoyé au Ministère de la justice, du logement et aux sénateurs du 94 et du 78
Pour une meilleure compétence et une bonne articulation des administrations judiciaires er préfectorales :
Au niveau témoignage, voici le résumé de mes tristes aventures de Président de conseil syndical (sur le site universimmo.com depuis quatre ans maintenant !) de 2001 à 2004. Puis après éjection de mon poste une avocate du barreau de Paris.
J’ai adressé des courriers aux différentes administrations, aux nombreuses associations et autres,…
Les documents recus par les Préfectures confirment que nous avions raison de considérer notre contrat comme rompu.
Je n’ai jamais eu aucun démenti,…. Il suffit de venir voir sur place,….. ! c’est finalement assez facile (trop ?) et cela prend peu de temps pour quelqu’un de bonne volonté,… et compétent !
Ainsi pourrait on résoudre de nombreuses affaires ! rien de plus concret que de venir voir l’immeuble concerné quand une assignation est déposé ou une dénonciation faite, cela au moindre frais, en moins de temps et avec un jugement éclairé et non hâtif comme plus probable dans un bureau ou dans un tribunal !
C’est sans doute trop facile !
CONVOQUES "ILLEGALEMENT" DEPUIS 2001 ET JUSQU'A CE JOUR PAR "LE SYNDIC" RECONNU ABSENT DU DEPARTEMENT EN 2004 !
OBLIGE DE PAYER PAR LA FORCE ET LA RUSE !
> > > J’étais Président du conseil syndical de mon immeuble de 2001 à 2004 (une petite copropriété). J’ai pu constater de nombreuses irrégularités (agence, prestataires et copropriétaires !), illégalités, risques et surcoûts (pour les copropriétaires !). J’ai eu en plus le malheur de découvrir l’absence depuis plusieurs années du syndic professionnel, dans l’agence dont il était déclarant et théoriquement directeur. Prétendant exercer par la suite régulièrement dans un autre département, (déclarant d’une deuxième carte !). il m’a alors traité de délirant et d’incapable professionnel (je suis médecin). J’ai dénoncé une situation de confusion et les dysfonctionnements au Procureur de la République de Paris en 2004, ainsi qu’aux deux Préfectures qui n’avait aucune information sur le « doublon ». Mal m’en a pris, les interlocuteurs de la police, des préfectures, les juges et avocats sont aveugles devant cette situation de vacance de professionnels (sans doute fréquente !), de surcoûts, de risques de notre copropriété, qu’ils ne paraissent ne pas vouloir voir. Une avocate du barreau de Paris est intervenu pour me dire de la « fermer » puis deux autres fois, également vis-à-vis d’un autre copropriétaire. Ses interventions sont illégales, et nous avons perdu des milliers d’euros. Je viens d’adresser à certains sénateurs, auteur d’un rapport en 2002, montrant la carence de certaines Préfectures, une demande de mise à plat des demandes et accords des cartes et sous cartes professionnelles de gestion immobilière par les Préfectures qui apparemment ne se coordonnent pas pour dénoncer les manquements des déclarants et pour obtenir une lutte efficace contre les syndicats et syndics "ripoux". Merci pour votre relais. Dr Alain LE HYARIC, Paris XIV.
Ce laisser aller : n'importe qui fait n'importe quoi,
enrichit les architectes, prestatires, syndics, avocats, donnent des salaires et des retraites parfois induts, crée des surcoûts, risques et malfaçons, et diverses escroqueries.
Histoire véridique et vérifiable, voir les liens et venir à notre adresse, ou nous écrire ou téléphoner !
Lettre à Nicolas Sarkozy, suite à ses récentes propositions de réformes
Auditer c’est souvent déjà fait, cela coûte cher et fait perdre du temps
Vos mesures peuvent prendre en compte les nombreux rapports d’alerte ou de constats (sénateurs, IGAS, DRCF,..), audits déjà faits (et refaits !), il faut surtout aux fonctionnaires une bonne qualité de travail, de vie, du matériel et un bon encadrement (mon propos est basique, mais il suffit d’aller voir !),
L’encadrement des fonctionnaires est primordial car souvent les cadres fonctionnaires manquent de formation (aujourd’hui la qualité des hauts fonctionnaires devrait être évaluée régulièrement) et parfois même d’outils de travail de base (système d’information performant, informatique,.. voiture,….). Evitez nous l’habituelle promotion de fonctionnaires incompétents de vos prédécesseurs.
Les administrations judiciaires sont par exemple morcelées, de ce fait incompétentes et les délinquants en col blanc rusés peuvent à volonté tromper chacune (et en même temps) avec des délits fiscaux, pénaux, civils, administratifs, sans aucune crainte car pour le particulier la dénonciation civique est un labyrinthe dangereux, cela a été dit et redit par ces mêmes groupes d’observations. Bref, la lutte contre la fraude du privé (blanchiment, fraude à la qualification ou à l’identité, salaires détournés et retraites indus, surcoûts, abus de confiance, faux et escroquerie,..) doit être une (réelle) priorité, avec son corollaire, la lutte contre la corruption judiciaire des administrations et des hommes politiques, qui est très développé en matière de fraudes dites astucieuses, rusées par la (non) coopération (évidente et opportunément) entre les structures de répressions et une armada d’avocats et de juges dont l’évaluation régulière montrerait sans doute leur grande incompétence, ou leur comportement délictuel passif voire actif. J’étais Président d’un conseil syndical sur Paris et j’ai vu (je vois) les nombreuses fraudes et dysfonctionnements, depuis longtemps maintenant on sait que certaines Préfectures n’appliquent pas la Loi Hoguet lors de la délivrance des cartes et sous cartes de syndic, aux déclarants ce qui a un coût (dénoncés de nombreuses fois par les associations mais également par les structures politiques sénat ou répressives Répression des fraudes concurrence DGRCF) non seulement pour les milliers de copropriétaires, mais pour l’ensemble des populations. Ces Préfectures ne connaissent toujours pas la charte Marianne sensée développer en autre l’évaluation de l’accueil et de l’information du public, (expérience personnelle ayant du saisir la CADA pour obtenir des informations de base !)… il faut donc réellement auditer,.. mais cela était prévu dans la Charte Marianne !
Sinon faîtes évaluer par des non fonctionnaires, évitez les rapports des Ministères de la justice et de la police, qui ne montrent que des banalités : exemple oubli de la lutte contre les délits financiers astucieux et la corruption.
Le rapport Attali existe, il reprend de nombreuses mesures de bon sens, déjudiciarisation, dépénalisations de certains conflits : divorces, immobilier,…. Dans le secteur de la santé (gros pourvoyeur de surcoûts à mon avis) le rapport Vallencien récent sur la convergence public privé en matière de rémunérations des médecins et chirurgiens est également un excellent document. Il faut que nos hommes politiques tournent la page des réformes milles fois annoncées et non abouties pour une meilleure gestion des hôpitaux, des tribunaux, des établissements scolaires et universitaires. Confirmez également la réforme dite de la nouvelle gouvernance à l’hôpital.
Au lieu de ressasser ce qui est déjà préconisé et donc je pense devrait déjà être fait « le non remplacement de milliers de fonctionnaires » (nocifs sans doute, ou peut être inutiles aucune étude ne le précise !) il y a en matière de redressement de la France du travail pour tout le monde, mais du travail qui doit être réfléchi, pensé, encadré et évalué,… que ce soit par ailleurs dans le public que dans le privé, tout le monde sera content et adhérera.
Bon courage.
Dr Alain LE HYARIC
Courrier du 22 mai 2008, suite à mes nombreuses dénonciations !
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Département régional de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes
Département de Paris
Le 22 mai 2008
Monsieur Le Hyaric,
Monsieur,
Je vous confirme avoir pris note de vos différents courriels et vous informe que les contrôles de copropriétés feront l’objet d’une synthèse qui sera transmise courant 2008 à mon administration centrale.
L’inspecteur expert
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Merci la DRCCRF pour ce courrier, enfin un rapport que j’attendrais avec impatience et qui devrait être un peu plus «efficace » que les précédents, je l’espère !





Cette histoire est principalement pénale au départ 2001 à 2004 pour cacher son absence de l’agence parisienne Mr X retrouvé dans une agence de Saint Mandé dans le Val de Marne, indique que son fils et n’importe quel employé de son ancienne agence (dont il était resté PDG) pouvait exercé en indiquant la simple mention Le Syndic;
Les charges et honoraires étaient (sont) surfacturés et les travaux non suivis.
Impossible de se séparer de l’agence car les votes sont truqués !
Nous n’avons pas payé cette personne et le syndicat en faisant appel à une avocate (peu regardante) m’a embarquée dans un préjudice civil financier énorme en 2004+++
Il en a été pareil pour un autre copropriétaire en 2005. L'avocate l'a pénalisée de plus de 1 000 euros ! Nous sommes un petit immeuble.
J'ai adressé une dénonciation au Procureur de la république de Paris le 8 janvier 2004 et vu un insecteur de la brigade de la délinquance financière en aout 2004, depuis plus rien !
Pouvez vous faire quelque chose rapidement pour éviter le classement.
Cela en complémentaire du courrier de relance et de contrôle des cartes obtenues en cachant des informations, que je viens d’adresser le 30 novembre 2006 aux Préfectures de Paris (rue des Morillon), Val de Marne et à la Brigade, rue des rentiers.
En vous remerciant par avance.
Dans la SERIE la justice civile son articulation avec la justice pénale ?
HISTOIRE VERIDIQUE DE NOTRE COPROPRIETE
Vers une meilleure compétence des magistrats ?
http://www.universimmo.com/forum/topic.asp?TOPIC_ID=44339
Rapport du sénat sur la justice pénale
http://senat.fr/rap/r97-513/r97-51312.html
Merci par avance
J’ai également confié cette affaire au fisc en avril mai
Au site de Mr Chirac
Adressé au blog du premier Ministre
Et à celui de l’UMP
Et de Ségolène Royal
Ordre des avocats
Sénat
Ce lien a été envoyé :
UNARC Association Responsable de Copropriété de Paris
Fisc Paris
Brigade de la délinquance financière de Paris XIII (30 novembre 2006)
Préfectures de Paris : bureau professionnels immobiliers (30 novembre 2006)
Préfecture de Créteil : bureau professionnels de l’immobilier (30 novembre 2006)
……..
Dr Alain LE HYARIC
101 Bd Arago
75014 Paris
http://monsite.orange.fr/actualitedelhopital
Merci pour votre lecture, votre compréhension et votre éventuelle action, lobbying ou conseils.